Jacques Doucet

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Jacques Doucet est un grand couturier, collectionneur et mécène. Son style est caractéristique de la Belle Epoque.

Propriétaire d’un magasin hérité de sa mère, rue de la Paix, Jacques Doucet fonde à Paris une des premières maisons de haute couture. Son succès suit l’ascension sociale de la nouvelle classe bourgeoise en mal de fastes et de raffinements.

Marcel Proust dans La Prisonnière fait de son nom le symbole du chic ultime: Albertine désire « tel peignoir de Doucet aux manches doublées de rose ». Curieusement cependant, l’homme assume mal son métier. En 1903, dans le magazine de la vie élégante, « Femina », une journaliste écrit : « Ne lui dites surtout pas qu’il est couturier ! M. Jacques Doucet est collectionneur ».

Il aimait travailler avec les artistes. Comme Paul Poiret et contribua fortement à la renaissance de l’illustration de mode en France.

Au début du 20ème siècle, Jacques Doucet a déjà rassemblé une collection classique de mobilier et tableaux du 18ème siècle français.

Il prépare sa demeure en vue de son mariage avec une jeune femme issue d’une famille noble. En 1912, la noce est annulée et il vend tout aux enchères! Les journaux titreront « La vente du siècle » après l’obtention des 15 millions de francs or pour cette opération déjà très médiatique.

Il poursuit ensuite sa collection en s’entourant toujours de conseillers avisés (André Suares, André Breton ou encore Marcel Duchamp).

En grand amateur d’art, il possède un studio, écrin Art Déco, pour accueillir le meilleur de ses collections. Dans le vestibule vert pâle trône Les Demoiselles d’Avignon de Picasso dont madame Doucet n’avait pas voulu à leur domicile, sous prétexte qu’il s’agissait d’une scène de prostituées.

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