Les Skinheads

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L’Angleterre a connu la révolution industrielle durant la 2ème moitié du 19ème siècle. Le pays a ainsi vu se développer depuis plus d’un siècle une nouvelle classe sociale composée d’ouvriers, appelée prolétariat. Habitués à vivre ensemble (voir Fordisme) et à se regrouper, ces individus sont déracinés de leurs régions agraires d’origine.

Chaque génération tente de recréer des codes, des rituels, une identité propre. Dans les banlieues ouvrières anglaises naissent de nombreux « groupes » d’individus, se nourrissant de la culture de chacun des membres.

Les Skinheads, dérivés des Mods, se retrouvent autour de musiques jamaïcaines, qu’apportent les immigrés des Antilles, et de soul américaine. Niveau look, ils s’approprient les codes vestimentaires ouvriers: jeans, cheveux très courts, chaussures de sécurité, bretelles,…

La tenue répond à des codes très précis pour créer leur uniforme: revers du jeans mesuré presqu’au millimètre près, cheveux tondus ras, nombre d’œillets des chaussures précis, bretelles fixées avec discernement.
Des éléments du vestiaires sportif comme la veste Harrington ou le polo, signé Fred Perry, complètent la tenue.

Le succès du mouvement rencontre les différentes tendances politiques auxquelles la population prolétaire adhère: extrême droite (seulement 10 à 15% des skinheads), communisme; mais certains se préfèrent apolitique.
On peut facilement lire l’appartenance politique du Skinhead à la couleur de ses lacets de chaussure: blanc pour l’extrême droite, rouge pour les communistes, noir pour les apolitiques.

Manipulée par les médias, l’image des Skindheads n’a pas bonne presse. Ils ont néanmoins durablement influencé la mode, tant dans son histoire (en évoluant ensuite vers le Glamrock), que dans ses réinterprétations plus récentes, mélanges de vêtements de travail et de sport.

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