Edward “Duke” Ellington

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Pour faire simple Edward Kennedy “Duke” Ellington est un pianiste compositeur et chef d’orchestre de Jazz. Avec plus de lyrisme, c’est un génie qui a révolutionné le Jazz, en évolution constante sur un demi-siècle avec un des big bands les plus célèbres de l’histoire.

“Duke”, surnom d’enfance dû aux manners  apprises de sa mère, naît à Washington DC. Même si ses premiers amours sont le sport, toutes les formes d’art l’entourent pendant ses études. Sa famille est plutôt bourgeoise mais il travaille jeune. Dans un stade, d’abord, pour voir ses idoles, puis dans un Dinner où la vente de soda lui inspire son premier Ragtime Poodle Dog, morceau composé à l’oreille sans connaitre l’écriture musicale. Il travaille ensuite dans des Jazz bars où il peut s’imprégner de l’air du temps. Son éducation musicale commence vraiment.

En 1919, Il monte à DC son premier groupe, The Duke’s Serenaders, déjà avec Sonny Greer qui sera le “jungle drummer” de son Big Band mythique.

Puis, partis pour Harlem, ils forment les Washingtonians. Ils sont rejoint en 1924 par Sydney Bechet, qui jouit déjà d’une bonne réputation, et Bubber Miley, trompettiste innovant. Ils tournèrent sur la Cote Est jusqu’à enregistrer en 1927 un album éponyme.

Les compostions d’Ellington tombent exclusivement dans les mains d’Irving Mills, producteur Jazz de renom, qui lui donne accès aux plus grandes maisons de disques et le fait jouer au Cotton Club, grande Mecque du Jazz New Yorkais des années 20. Il y croise puis recrute Ivie Anderson, pour qui le Duke compose et accompagne le légendaire It Don’t Mean a Thing ( If It Ain’t Got that Swing). La célébrité de son orchestre ne connait alors que peu d’égal, enchainant les collaborations les plus prestigieuses à travers les Etats unis.

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Sa carrière est si longue qu’il nous faut avancer plus rapidement. Il réinvente son style en ce début des 30s et s’ouvre à l’international grâce à des tournées européennes. Il se réinvente, certes, mais sans se laisser saisir par les nouveaux courants, son jazz reste swing, il est seulement plus pointu.

En vrai passionné, le chef délaisse parfois son orchestre au profit de ses solistes. Il accompagne et compose ainsi pour Rex Stewart, Cootie Williams ou encore Johnny Hodges. Il administre toutefois son orchestre jusqu’à sa mort en 1974, pour le laisser à son fils, qui en fera de même.

Si Ellington reste une figure tutélaire du Jazz, c’est qu’il peint la musique. Il met en musique comme en scène, toujours dans un cadre tant enfumé que tamisé, il peint le monde avec subtilité. Sa Caravan de Sophisticated Ladies roulotte tzigane, presque oriental avec Charlie Mingus et Juan Tizol dans les 30’s. La Grand Station de New york et son quai pour le A-train, en direction de Harlem, se dessinent dès qu’il fait chanter la grande Ella Fitzgerald pressée comme jamais de quitter Manhattan.

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