Jeanne Lanvin

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Rue du faubourg Saint-Honoré, à la fin du 19ème siècle, on trouve déjà des magasins de nouveautés, des boutiques d’accessoires et des maisons de couture. Jeanne Lanvin y possède une boutique de chapeaux, on la dit donc “modiste”.

Dites bonsoir et au lit (1921) (© Brissaud)

Très créative, elle conçoit ses vitrines avec humour, y intégrant des petites figurines animales par exemple. Elle coud aussi de jolies robes très ornementées à sa fille, qui se balade dans le commerce de sa mère durant ses moments de loisir.

Rapidement les clientes demandent à madame Lanvin de fournir à leurs progénitures d’aussi ravissantes tenues, puis commandent des robes pour elles-mêmes en vue d’événements mondains…

La maison Lanvin naît ainsi, sans que sa fondatrice soit passée par les échelons que le sérail impose traditionnellement. Jeanne Lanvin prend donc de grandes distances avec les “règles” tacites du milieu, et n’hésite pas à multiplier les “lignes” (chemises, cravates, décoration d’intérieur, soir — communément appelée aujourd’hui “ligne première”) répondant aux demandes de ses clients.

Depuis, Lanvin, la plus ancienne maison française (crée en 1889, toujours en activité sans avoir jamais cessé de répondre aux commandes), est le garant d’une mode française, interrogeant avec humour les codes du vestiaire féminin.

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