La mode sous l’Occupation

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L’occupation allemande marquera en France une période de pénurie sans précédent. L’industrie de l’habillement n’échappera pas à la règle et sera frappée de plein fouet! La main d’œuvre disponible diminue, suite aux accords d’armistice, les matières premières sont réquisitionnées et la ligne de démarcation rend difficile les approvisionnements entre les régions.

Dès 1941, des lois régissent le commerce de mode afin de limiter au maximum l’emploi de matière. Les semelles en cuir triple épaisseur, par exemple, sont interdites et remplacées par des semelles en bois. Un décret limite la largeur des ceintures à 4 cm.
Des cartes d’approvisionnement à points sont instaurées pour les achats de vêtements. Les plus riches achètent à prix d’or des tenues au marché noir ou directement chez les couturiers.

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La mode s’adapte à ce contexte et évolue. Elle devient pratique et doit combiner fonctionnalité et esthétique.
Les femmes essaient de renouveler leur garde-robe comme elles le peuvent. La radio et la presse écrite leur dispensent des conseils pour donner une seconde vie au vêtement.
Avec le rationnement et la pénurie de matières premières apparaissent les premiers marchés aux puces. Le système D prévaut, il s’agit de faire du neuf avec du vieux.
Le moindre bout de tissu est recyclé et devient un accessoire qui complète la tenue.

La période voit le développement des Modistes, le chapeau apparait dès lors comme le dernier refuge de la création dans la silhouette.
A la Libération, une nouvelle mode plus à l’écoute des besoins des femmes voit le jour. Elle est le fruit des nouvelles habitudes vestimentaires prises pendant ces cinq années d’occupation.

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