Madeleine Vionnet

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À peine âgée de 20 ans, l’indépendante madame Vionnet file en Angleterre après avoir divorcé, et apprend le « tailoring ». Elle assimilera ainsi les techniques des grands couturiers britanniques et notamment ceux œuvrant à Savile Row.

Persuadée que le corps de la femme ne mérite pas le corset imposé par l’homme qui la contraint et la rabaisse, elle revient en France se former chez les sœurs Callot et chez Jacques Doucet.

Elle fonde sa maison de Couture en 1912. Révolutionnant la façon dont on crée un vêtement, elle construit ses modèles sur des mini-mannequins, en drapant directement le tissu dessus.
Elle invente ainsi la coupe en biais, des robes à la coupe à plat géométrique, qui dansent autour du corps féminin, le libérant.

Madeleine Vionnet s’implique auprès de toutes celles qui l’entourent: elle crée par exemple pour ses milliers d’employées une cantine ainsi qu’une première forme de protection sociale.

Elle se bat également contre la contrefaçon et développe un procédé de signature unique constitué de la griffe, d’un numéro de série et de son empreinte digitale. Chaque création est photographiée de face, de dos et de profil ce qui constituera une collection d’archives inestimable !

Madame Vionnet participe également à la décoration des Galeries Lafayette dont elle veut faire un temple de la mode.

Elle refuse de continuer son activité lorsque la guerre est déclarée, décide de passer les trente années qui lui restent à vivre à transmettre son savoir-faire à l’École Syndicale de la Haute Couture, et incarnera à jamais celle qui la première permit à la femme d’exister pour elle-même, et non pas à travers les yeux d’un homme.

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